La protection de l’enfance ébranlée et stigmatisée

A la suite de la diffusion du reportage le 16 janvier sur France 3 intitulé « les sacrifiés de la république », l’ANPASE devait réagir à ce que nous nommons une « caricature généralisée » de la protection de l’enfance dans ses valeurs et accompagnement effectué par des milliers de professionnels tous les jours sur le territoire national.

Tous d’abord ne nous trompons pas, nous condamnons toutes formes de violences et abus constatés et qui entachent le secteur de la protection de l’enfance.

Néanmoins, une émission ne peut pas stigmatiser voire caricaturer  à partir de ses dysfonctionnements, un secteur comme celui de la protection de l’enfance vaste, complexe, et taire ses réussites ni les mettre en valeur.

Ce qui a été visionné dans le reportage ce sont des dysfonctionnements spécifiques et intolérables, mais on ne peut pas l’imputer à l’ensemble du secteur. Le débat a été quant à lui intéressant au regard des analyses de qualité qui ont été exprimée et qui ont pu remonter le niveau du reportage

D’ailleurs, le lendemain un grand nombre de professionnels se sont indignés et ont été choqués et traumatisés de cette image négative qu’a voulu faire passer le journaliste : image « galvaudée et à charge ».

Nous voulons au travers de ce texte, réaffirmer trois choses :

  • l’engagement inconditionnel des professionnels malgré un contexte de recherche de sens et des budgets de plus en plus restreint.
  • Notre volonté de garantir les conditions optimales d’accueil des enfants confiés
  • Notre détermination à conjuguer un esprit réflexif et éthique qui garantisse le respect des droits fondamentaux de l’enfant

Espérons que la nomination d’un secrétaire d’état de la protection de l’enfance favorisera la mise en adéquation des enjeux et des moyens nécessaires pour une protection de l’enfance du 21 siècle à la hauteur des principes édictés dans la convention des droits de l’enfant.

Cette nomination était attendue depuis 2014 par le collectif «CEP-Enfance» dont l’ANPASE est partie prenante depuis le 1er jour. Ce collectif, rappelons-le, rassemble plus d’une centaine d’organisations de tous champs : santé, social, justice, culture, éducation, loisirs…, demandant toutes la mise en œuvre d’une véritable politique de la petite enfance, de l’enfance et de la jeunesse co-construite avec l’ensemble des acteurs concernés. Qu’en sera-t-il de la concertation ?

Saad pour le collectif  « Hauts De France »