Cette saison la mode est au jaune.

Le jaune couleur des cocus !

« Cocu, pouponné ou compensé, celui qui se doute de quelque chose, mais est si bien caressé, choyé et bichonné, que ses soupçons comme ses reproches expirent lorsque l’élu de son cœur lui passe la main sous le menton »[1].

« Les cocufiés de la République sont descendus dans la rue. » s’exclame le journaliste. En fait, nous avons tous plus ou moins ce que nous méritons. Souvenons-nous ! Notre président a été démocratiquement élu par 75% des français, 50% qui ont affirmé leur choix et 25% d’abstentionnistes qui ont laissé faire. L’avons-nous pris pour un autre ? Nous sommes-nous trompé à ce point ?

Les présidents se suivent et notre insatisfaction persiste. Celui-ci a versé la goutte qui fait déborder le vase. Nos hommes politiques n’écoutent pas mais s’écoutent parler ; ils attendent du peuple qu’il les écoutent mais ils répètent à l’infini_via les médias_ les mêmes idées afin d’être omniprésent dans la « média-politique ». Pris dans des logiques technocratiques, ils offrent des réponses déconnectées du terrain, pendant que d’autres autres, « les anti quelque chose », limite notre spectre de réflexion, en nous promettant un monde nouveau où l’herbe sera plus verte.

Les français délaissent la politique disait-on, il y a peu !

 Depuis peu, les choses changent !  Les français accomplissent un acte politique en descendant dans la rue en gilet jaune. « Le » politique, c’est l’affirmation de l’existence d’un « nous » (« nous le peuple »), au-delà des communautés familiale, régionale, religieuse, au-delà des identités de genre ou d’origine, et en deçà de la communauté humaine en général. [2]

Nous à l’ANPASE, nous appelons de nos vœux, l’éveil de la conscience politique, l’éveil de la conscience citoyenne, qui n’est l’apanage d’aucun parti politique quel qu’il soit, afin de trouver des solutions durables à la crise multidimensionnelle qui secoue notre pays. Nous devons être capables de pouvoir régler tous les différends de manière pacifique dans le respect du débat contradictoire et des libertés. Se défouler sans réfléchir, se déchaîner contre la police, les pompiers, les commerces… ne mènera à rien. A l’ANPASE nous condamnons ces violences.

Le jaune, synonyme de lumière, est aussi une des couleurs de l’arc en ciel, alors après l’orage…


[1] http://www.lespasseurs.com/Tableau_analytique_du_cocuage.htm

[2] Francis Wolff, philosophe et professeur à l’École normale supérieure à l’École normale supérieure