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Notre société nous conditionne à réagir dans l’immédiateté « j’aime_ je partage ».

Le temps qui nous échappe, celui dont nous avons le plus besoin c’est le temps de la pensée. On se dit qu’on aurait pu résister davantage, mais comment ? Ça va si vite, il y a le boulot, les soucis de tous les jours.

Puis on se dit que le temps change les choses mais en fait le temps ne fait que passer et nous devons changer les choses nous-mêmes.

Créer et résister, le slogan traduit l’engagement nécessaire des travailleurs sociaux d’aujourd’hui ».

La pression est forte, elle vient de tout horizon politique.

L’approche du travail social devient comptable : « dis-nous combien tu coûtes et je te dirais qui tu es ! » nous dira-t-on bientôt si nous ne défendons notre identité, la plus-value de notre travail.

Les professionnels se sont approprié la démarche d’amélioration de leurs pratiques. Ils ont pris toute leur place dans les évaluations de leurs services en vue d’une meilleure qualité de services. Depuis les tarificateurs des départements créent les conditions du nivellement par le bas de la qualité du service rendu par une approche strictement comptable.

Dans cette approche, il y a fort à craindre que ce soit le temps de la pensée qui soit sacrifié en premier, alors progressivement il ne deviendra plus possible de penser, ni dedans, ni en dehors de la boite.